Je m'en doutais fortement.
Si je faisais allusion à Sauveur en sachant que tu étais dans le coin, ce n'était pas tout à fait innocent
Un marseillais qui aime manger a nécessairement consommé de la pizza mozarella - saucisse italienne chez Sauveur.
Et puis ça date pas d'hier : mes grands parents y faisaient 4 heures en rentrant de la plage quand ils étaient minot !
Une institution.
J'aime beaucoup la pizza. J'en fais moi-même, j'en ai mangé un peu partout, dans un peu toute l'Europe, mais meilleur que Sauveur, j'ai pas encore trouvé. Et celle que je classerais N°2, c'est même pas en Italie, c'est en Autriche !
Dans les marseillaisetés, on vient de m'offrir un mortier en marbre et un pilon. Des vrais de chez Pilati, le vénérable marbrier émérite de la cité phocéenne. Le bon gros mortier taillé main qui pèse une tonne. Un bijou !

Depuis le temps que j'en rêvais ! Avec mes blèmes de tuyauterie, j'ai pas droit à l'aïoli, mais tant pis, j'en ferai une pour les autres !

(pas juste la sauce, le plat, avec la morue et tout).
Chez nous c'est la même recette mais on le met, après l'avoir poivré, enroulé dans un torchon serré et en bas du frigo, trois semaines à se morfondre et miam...
Je fais pareil. C'est Belle-Maman qui m'a appris.
Tout à fait efficace.
On peut également faire exactement la même chose avec des filets mignons de porc... et je vous dis que ça !
Sinon, je vous rejoins un peu sur votre trip remember.
Bon, je suis né fin 76, alors j'ai pas eu droit aux pains de glace.
Mais je passais mes vacances chez mes grands parents, qui vivaient dans un petit village du Cantal. C'était magique.
Des moments dont je garde des souvenirs plus qu'émus. Là bas, les années 80 gardaient un goût de fifties.
Les journées commençaient avec mon grand-père, qui venait me réveiller tôt le matin, alors qu'il revenait de ses travaux de jardinage. Je cassais la croûte avec lui au sauciflard et au pâté de tête tandis que les autres dormaient encore. C'était notre rituel.
En fin d'aprèm, on voyait passer le troupeau de vaches. une heure après, c'était le moment du lait frais chez la fermière, qui me filait un gobelet de lait encore chaud de la vache (normes sanitaires ? et puis quoi encore ?)
Les ballades à l'arrière de la Jeep Willis du fermier (les Tommies les avaient bradées avant de repartir).
Les arcs et les flèches dans les branches de noisetiers, les journées dans les prés avec les autres gamins, les découvertes... On n'arrêtait pas une minute.
Il y avait l'eau courante, mais pas de douche, les toilettes étaient dehors, il y avait la même "poire" que chez Wola...
Très rural. la fin de la journée, je rentrais tellement cradingue que je devais me baquer... dans baquet, dehors, avant de rentrer
La télé ? Ouais, il y en avait une, antédiluvienne. Mais personne n'avait jamais l'idée saugrenue de l'allumer.
Pas le temps.
Le bonheur, en fait. Vraiment.
The Duck & The Stray Rats forever !