salut...
parole et parole et parole...toujours et encore des paroles que tu sémes au vent...
comme disait l'autre qui n'était pas poète du tout.
alors petit réaction à chaud (et il pleut et fait froid ce matin, comme quoi le goût du paradoxe peut naître n'importe où).
dans les posts plus haut il y a un bon exemple...
magma. (et d'autres)
groupes qui use d'un langage inventé...
et pourtant l'émotion passe.
comme quoi...
les paroles seraient secondaires...
fin de la démonstration et du post ?
pas vraiment.
parce qu'à partir de là on peut se demander pourquoi les gars en question se sont casser le cul à l'inventer la dîtes langue ?
à lui donner du vocabulaire, de la grammaire et un sens.
pourquoi, malgré le "non sens" premier...les auteurs ont ils voulus lui donner un sens ?
pour moi il est là...l'intérêt...du moins en parti.
est ce qu'il doit s'agir d'un "sens" émotionnel qui nous touche
d'un sens que l'on comprend
d'un sens "caché"
Et j'en passe.
bien évidemment la plupart du temps...on accroche à la musique...part la musique...et pour la musique.
rien à faire de ce que nous raconte le mec ou la fille (ou le groupe) qui chante.
mais déjà il s'agit plus généralement d'une réaction de mec.
par exemple en varietoch'...pas mal de nana sont capables de connaitre des couplets entier de lara fabian et autre...plus rarement les mecs (je parle bien en varietoch et donc du public qui en est friand).
faut donc croire que ne serait ce que commercialement parlant les paroles ont une importance.
tout du moins un impact..qu'on suppose que les gens les écoutent....ou plus exactement y sont sensibles.
ça c'est déjà un premier point (bien évidemment, cela se vérifie plus justement avec des paroles françaises).
on remarque aussi..que lorsqu'on demande ses goûts à une personne, notre jugement se pose plus vite sur la musique et non sur les paroles....
la musique semble transmettre plus facilement une sorte d'image globale d'un groupe ou d'un artiste, contrairement au parole.
il semble plus difficile de reconnaitre la phraséologie d'une artiste que sa voix ou son son de guitare (batterie, triangle, basse ...)
de là,
on peut se dire que les paroles nous touchent de manière plus "intime".
à ne pas confondre avec 'viscérale".
je peux écouter du sam cook et avoir envie de chialer sans comprendre ce qu'il chante...
il ne faut donc pas croire que les émotions complexes passent uniquement par les paroles.
mais...
à ce moment de l'écriture...
je me dis que c'est bien beau tout ça...
mais que l'on parle surtout en terme d'autiteur et non de créateur.
parce que bon...
les mecs qui se font chier à écrire des paroles sympa...ce besoin d'expression (plus ou moins soudain) qu'ils ressentent...il vient bien et mène bien quelque part.
l'évolution des beatles par exemple (au passage, un petit coucou à tout les profs d'anglais qui apprenent l'anglais aux mômes sur ce groupe alors que si mes souvenirs sont bon lennon refuser cet état de fait).
on passe de "baby you can drive my car" à "help" ou "yellow submarine".
dans un premier temps c'est très premier degré gentillet...(bien que le second degré possible de "tu peux conduire ma voiture"...soit assez explicite)...pour midinette.
à des paroles plus directes, plus douloureuses aussi...ou franchement surréalistes.
au fur et à mesure des expérimentations du groupes en terme musicaux, les paroles...et leur sens suit.
on peut aussi se pencher sur le blues...
dont les paroles sont d'une importance extrème.
là encore à base de phrase simple, de thème simples...
mais aussi...de double sens à gogo.
et ce pour des émotions plus ou moins complexe...allant de "ma femme m'a quitté, je me suis mis à boire"...jusqu'à des contestations, des critiques ou des références au vaudou (et autres).
supposant de la part de l'auditeur, une écoute et une conaissance sommes toutes particulières.
de la même manière
pink floyd (qui n'a jamais voulu dire flammand rose, mais qui est la somme improbable de deux noms de bluesman aimé par syd barret)....
certes certaines paroles ou métaphore peuvent paraitre obscure...
il n'en reste pas moins...
que dark side of the moon est un album conceptuel aussi bien en musique qu'en texte.
qu'il me semble un peu stupide d'écouter the wall sans jamais s'attacher au sens des paroles (qui je le répète [parce que je l'ai dit ailleurs] amène une critique de l'angleterre, de la société de consommation, à un mal être et à une comparaison entre le public des groupes de rock et celui de munich en 36...ce qui n'est pas loin du tout...) et connaitre ça, n'empèche nullement d'apprécier à sa juste valeur la beauté du solo de comfortably numb.
de même.
heroin du velvet underground prend tout son sens, une fois les paroles comprises.
l'aspect shaman de jim morisson...existe au travers de ses paroles...et là encore...on à droit à des métaphores...et à des chansons contestataires.
sans parler de joan baez ou de bob dylan...qui faisaient (avec plein d'autres) dans la protest song...qui sans paroles...n'amène pas grand chose...enfin si de joli mélodie.
de là...
on peut percevoir un souci.
qui là vient de l'auditeur.
j'entend et voit souvent des mecs de mon âge ou plus jeunes adoré radiohad...or je n'ais rien contre ce groupe...si ce n'est une forte, très forte, impression de déjà vu...de recyclage...
et aussi au niveau des textes.
mais les mêmes qui aiment ces paroles...
sont souvent ceux qui n'aiment pas delerm ou autre...chanson française sous prétexte de "poésie".
alors que bon...
delerm et bénabar (j'aime bien ce dernier) ce n'est pas de la poésie...ça reste de la chanson.
brassens, barbare, brel, ferré...c'est de la poésie...là oui pas de souci.
cette mésentente (sur la portée et la nature des paroles entendues) provient (selon moi toujours hein).
d'une forme d'inculture....et de non curiosité.
je ne parle pas d'une inculture scolaire...et de "tu as eu de mauvaise notes à l'école".
mais d'une inculture par manque de curiosité.
cette curiosité malsaine, parce qu'intime (justement) qui nous pousse à vouloir comprendre ce qui nous plait.
et ici il ne faut pas confondre "comprendre" et "disséquer".
c'est à dire...
il ne faut pas tomber (tout de suite) dans l'analyse de texte (scolaire justement).
m'enfin...
soit on est curieux et on cherche à comprendre ce que l'on ressent et ce que l'auteur veut dire...et à en savoir plus et sur lui et sur nous...même si cela ne mêne pas forcément à une adéquation...
mais il faut accepter de payer le prix de la mésentente entre les paroles et nous.
entre une voix, une musique qui nosu fait vibrer et des paroles...sommaires, basique quine nous plaise pas du tout...
mais cela peut aussi nous permettre d'en savoir plus, de vouloir comprendre et de pouvoir forger nos propres références, notre propre compréhension, notre propre culture...ce qui est le seul gage de notre liberté.
soit on décide de s'en foutre.
mais là...
je ne vois pas de différence entre un amateur de dylan qui ne comprendrais rien au paroles et un fan de lorie !
il s'agit du même comportement d'auditeur-consommateur en attente de stimuli extérieur incapable de ne rien faire seul.
perso j'aime la musique (et les paroles) pour ce qu'elle m'apporte...
et, connement peut être, je cherche à faire quelque chose avec ce "don"...ce cadeau.
bien évidemment, il ne faut pas croire que la notion de plaisir soit absente de ce genre d'attitude...ma foi...à première vu "prise de tête"...
bien au contraire.
c'est juste que je refuse d'être un légume, enchainant titres sur titres...esclave de mes émotions premières.
l'art (et la liberté) sont questions de nuances des émotions.
nuance entre les individus...et entre les émotions.
si on s'arrête à la musique et aux émotions premières qu'elles renvoient...cela devient stérile (et paradoxalement celui qui dit "aimer" cette musique finit par ne plus la mérité, parce qu'il n'explore pas ce qu'elle sous tend en lui).
mettons que je me mette à pleurer sur l'interprétation de the end par nico.
mettons que ma voisin d'à côté aussi pleure sur ce titre.
si on reste à la surface des choses, aux émotions de bases...
il est certain, qu'on va se trouver un ami réciproque, que l'on va se sentir proche l'un de l'autre du fait de notre réaction similaire...
et après ?
si c'est pour s'en tenir là...autant parler de la météo ou du jt de tf1...non ?
alors que si elle et moi acceptons de parler, d'essayer d'exprimer nos nuances d'interprétations...
sans renier notre point de commun de départ( la chanson nous fait pleurer)...on pourra alors entamer une réelle discussion passionnante...et intéressante pour nous deux.
certes...
la plupart du temps...
les paroles sont assez nazes...
il faut bien le dire...
mais...bien heureusement on dépasse aussi ce stade...
et écouter zappa (qui ne se déclare pas à l'instar d'un dylan 'poète" par exemple) sans comprendre ce qu'il dit...c'est l'amputer...c'est lui rogner les ailes.
de même pour hendrix...
récemment, rock'n folk m'était en édito la traduction d'un texte (sisi) de hendrix...superbe en plus.
bien évidemment cela demande de "l'entrainement"
comme avec la musique.
si on peut tomber de lorie en krafwerk sans prévenir (enfin ça fait grand écart quand même).
on aura tendance au fur et à mesure des écoutes à peaufiner notre oreille et nos attentes...
à nous attarder sur tel ou tel détail...renvoyant à tel ou tel sentiments.
idem...
si on peut passer de lorie (c'est pratique lorie, il y a pire c'est sûr, mais ça peut servir facilement de maître étalon à la musique fm populaire...sans injurier les autres...à méditer...bref)....au doors...niveau parole.
il s'opère le même genre de graduation.
on peut être toucher par mettons une phrase des doors compréhensibles "we want the world and we want it now"...sans comprendre le reste...et puis passer à "they got the guns but we've got the number"...ou peole are strange...pour arrivé à des textes plus complexes...
le souci...
vient donc pour moi d'un manque de curiosité...
induit par une forme de suffisance de l'auditeur.
du type "j'ai pas besoin de comprendre les paroles pour apprécier la musique".
c'est beau...ça pourrait servir dans un film de spielberg ou de besson...
mais ça reste assez plat et creux...et surtout...
cela offre mille possibilité...du type
"on ne juge pas les goûts des autres"...ou "j'écoute ce que je veux"...ou (plus typique) "j'm'en fous".
tout bonnement parce que l'outil de jugement émotionnel semble de plus en plus...atrophié.
parce que (et je n'inclu pas forcément chaque lecteur de ce post dasn mon propos...je ne généralise pas)...que l'on fonctionne par "cloisonnement" des goûts.
or...je me répète encore mais bowie à repris du brel...
ce qui veut bien dire qu'à un moment ou à un autre, il à fait l'effort de s'intéreser à cette musique et à réussie à déplacer les cloisons des genres....et les attentes de son auditoir.
le souci...j'ai l'impression
avec le texte...
est un peu le même qu'avec le français au collège et au lycée...
ça fait chier les gens.
si on dit "je t'aime, je t'aime, je t'aime"...ou du goldman...
ça passe, on comprend au premier coup....
mais après ça devient la torture...la prise de tête.
comme tout ces élèves (encouragés par l'éducation nationale, il ne faut pas l'oublier) qui croit que la littératur se résumé aux longues descriptions de balzac ou à la jeunesse de chateaubriand.
un truc marrant par exemple.
il ya peu j'aide des gamins...sur l'autobiographie (au programme de troisième pour le brevet)...et là ils avaient à bossé sur un extrait de marguerite yourcenar...
c'est à dire, je lis depuis tout petit de tout...et yourcenar (que je vénère) je m'y attaque avec déférence, respect, calme quand j'ai du temps, et une encyclopédie sous la main...et là on le file à lire à des mômes de 14 ans qui n'aiment déjà pas lire à la base...
un extrait de 25 lignes...comportant 3 phrases !!!
forcément ça vous file de l'urticaire et une allergie au texte et au français sous toute ses formes.
(alors que les profs d'anglais font souvent l'effort justement de prendre des textes basiques...type yesterday)
pour en revenir à la musique (sisi je parle toujours de ça)
l'exemple marche aussi avec le rap.
une musique reposant pour une grand part sur "le flot" du ou des chanteurs et sur les textes.
moi..;bêtement...connaissant la bêtise des radios je me suis dis " les jeunes amateurs de rap, ne font pas la connerie d'écouter ça"...et bien si...il l'a font la connerie.
par souci de simplicité et de non prises de tête...et donc de non curiosité...et donc d'inculture.
le rap...
musique autre forme (blues, jazz, funk etc) de musique noire contestataire américaine...
reprenant...les dirty dozens et d'autres choses du folklore...
donnant dans la contestation complexe, le mix de musique jazz rock et autres (ce qui supposent qu'à la base les mecs écoutent les musiques en question)...
c'est bien.
celui qui passe à la radio...
autant écouter lorie (quand je dis que c'est pratique lorie).
c'est juste une manne commerciale de plus.
et en aucun cas, ça ne mène à de la curiosité de la part de celui qui l'écoute (ou alors super rarement).
entre les radios fm et le wu tan klan ou la rumeur, ou progéria solaire...y'a un monde...
bien évidemment...
très vite, avec des propos comme ça...on tombe dans l'excés inverse...
dans le trip "bobo de gauche".
ce qui nous donne, si vous êtes trentenaire vous écouter delerm ou carla bruni.
si vous êtes ado ou post ado...vous vous faîtes bonne conscience en écoutant tryo !
et hop la boucle et bouclé...de la culture, de la compassion...à peu de frais...
mon dieu.
encore une fois, on le voit...
la musique et les textes...sont très vite cloisonnés...dans des genres et dans des apartenances à tel ou tel groupes d'individus.
et bien souvent...on aime à en percevoir que la surface des choses, pour ne pas être dérangées dans nos certitudes du quotidien.
si la musique ne nous plait pas on éteind...et c'est fini.
à mon sens...
les paroles...
recquiert...un intérêt suplémentaire...un temps de compréhension...faisant qu'on ne ferme pas tout de suite la musique, qu'on est obligé d'attendre...pour être sur de tout entraver...de là...l'esprit ne se ferme pas non plus...
donc non les paroles ne sont pas "nécessaires"...et malher pour composer une symphonie ne devait en avoir rien à faire...(mozart par contre...moins, il ne se serait pas emmerder à faire des opéras sinon )...idem pour chopin sur ses valses.
reste...qu'elles sont un moyen d'expression et de nuances...plus que primordiales...sur cette route pavé de l'enfer...qui mène à la liberté.
amicalement
Monfreid...