OOOOOOOUuuuuuuuuuuups !
Désolé de ne répondre que maintenant, mais je suis rentré tard hier soir d'un long W-E musique ... (
plutôt pas mal ... On a eu un peu froid la nuit ... et les repas étaient un peu ... disons coucicouça ...mais c'était sympa et intéressant )
Vraiment très confus de vous avoir fait attendre.
henki a écrit :Je suis tout à fait d'accord avec philarmonie au sujet des intervalles.(...)
Ai-je jamais dit le contraire ?
.........si toutefois on parle bien de l'intervalle comme étant "l'écart entre deux notes de hauteur différente"
henki a écrit : (...)donc si il faut être catégorique en harmonie, sache alors que jamais au grand jamais, je n'ai vu sur une partition jazz un accord de type m/5b.(...)
Arf ! Oui, t'as raison ! Un moment d'inattention, encore .... J'ai mis à tort le "m" (
inutile et redondant ) puisque "5-" (
ou, en effet, le "dim" utilisé aussi par certains, c'est vrai .. .) aurait suffi dans ce cas puisque la quinte diminuée implique une tierce mineure ....
"
Accord de quinte diminuée : l'accord de quinte diminuée est composé d'une fondamentale, d'une tierce mineure et d'une quinte diminuée"
En cas de nécessité absolue d'avoir confirmation, voir par ex. ici
http://www.guitare-live.com/outils/index_accords.php?accord=C&couleur=dim7&id=accords&commun=&GO=TROUVER, là
http://lereveildubouffon.free.fr/tabs/cours.html, là
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_trois_notes, là
http://guitareweb.online.fr/Aide3.php3 ou encore là
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_quatre_notes .
Pages et sites sans relation aucune avec votre serviteur, bien sûr.
Cela dit, je n'ai parlé nulle part de partition de jazz !
Justement.
Par souci d' "utilitarisme" et de pédagogie de base (
et, je dois bien l'avouer, d'un certain manque de temps ... ), j'ai pris, dès le départ, il y a ... plus de trois ans et demi, le parti me cantonner, ici, aux bases musicales et harmoniques principales, car dans ce genre de discute touchant un "monde" sacrément vaste et ramifié, la plupart des usagers de ce site semblent décrocher assez vite et on se retrouve entre une pincée de "spécialistes" et ça n'aide pas les autres. Il existe plein de sites dédiés.
Et puis le "sujet" est tellement vaste, avec tellement de détails et d'aspects pointus et originaux qu'il faudrait un temps fou pour décortiquer certains trucs de manière honorable et d'en commenter, ne fût-ce que sommairement, tous les aspects.
philarmonie a écrit : Après mure réflexion, la notation 7b(....) est composé des notes
Ré Fa Lab Dob (et non Si) c'est donc une 7b(Dob) et non une sixte (Si).
Les
accords ne se notent
pas comme les
degrés de la gamme et le 7ème
degré restera toujours un ton entier au-dessus du sixième.
Par définition même.
Il convient de souligner particulièrement que le "7" dans le nom de l'
accord n'est que le "signal", l' "indice" que l'accord contient la 7ème mineure, mais dans un second temps, il faut passer à un "système" légèrement différent, soit le chiffrage de l'accord en
degrés , chiffrage "brut",
indépendant de la règle de chiffrage des accords, donc 1 - 3b - 5b et 6 (
... ou bien, why not, 7bb si on y tient à tout prix ..... ).
Si dans le chiffrage des
degrés on note "7b", cela viendrait à indiquer au lecteur que la note en question est le "7ème degré mineur" de la gamme de Ré et ce serait donc un Do !
Le fait que le "7" mentionné dans le chiffrage de l'accord sous-entend qu'il s'agit du 7ème degré mineur (
appellation d'ailleurs unique et exorbitante de la règle générale du pré-supposé "majeur" en cas d'omission, rappelons-le ) ne signifie pas que l'on puisse transposer ce sous-entendu, le copier-coller
avec sa signification dans l'énumération des degrés constitutifs de l'accord en question où le chiffre "7" représentera toujours le septième degré majeur !
Encore une fois et au-delà, même si le fait de s'intéresser "à blanc" aux diverses questions d'harmonie est plutôt louable, c'est là, à mon sens, LE genre de triturage des termes et des principes qui ne manqueront pas de décourager beaucoup de zikos qui veulent s'intéresser un peu au solfège car ils vont imaginer que c'est une usine à gaz dans laquelle ils ne retrouveront jamais leur petit et c'est chercher vraiment et surtout artificiellement des difficultés là où il n'y en a pas.
Un peu comme si on disait "
une personne de race humaine et de sexe féminin de plus de dix-huit ans " au lieu de "
une adulte ".
[
Car oui, l'objectif et l'utilité du solfège est bien de clarifier, d'unifier et de simplifier au maximum les termes et règles liés à la musique pour que le plus grand nombre puisse se fédérer autour d'un système clair et cohérent.
Et non l'inverse.]
Au fond, dans la réalité sonore d'un morceau, quelle différence entre un Dob et un Si ?
Sonnera t'il mieux si on l'appelle "7bb" au lieu de "6" ?
Sera t'il plus clair et plus claquant ? Plus juste ?
Un Dob sera t'il plus aisé à déchiffrer sur une partition qu'un Si ?
Les auditeurs seront-ils plus émus, plus touchés, plus émerveillés par un Dob que par un Si ???
philarmonie a écrit : (...)pendant une improvisation "oh la belle quarte augmentée!!" (...)
Oui, soit, évidemment, en valeur absolue on peut tout à fait parler de quarte augmentée, ce n'est mathématiquement pas faux, bien sûr, tout à fait d'accord, aucune objection sur le fond, Votre Honneur, mais les conventions de chiffrage aussi bien des accords que des degrés d'une gamme, sans doute par souci de simplification de quelque chose qui est déjà bien complexe et limiter les appellations, préfère parler systématiquement de 5- ....
philarmonie a écrit :(...)On peut retrouver l'utilisations des doubles bémols par exemple dans la gamme de Réb mineur: Réb Mib Fab (et non Mi) Solb Lab Sibb(et non La) Dob (et non Si).
Certes, mais il reste que, sur une gratte ou sur un piano ou un biniou dijonnais ou un gaffophone aztèque, Fab=Mi et Dob=Si (
enharmoniques ); etr il ne s'agit là que de simples bémols (!) utilisés tout bonnement sur deux notes qu'on n'a pas l'habitude de bémoliser , c'est incongru, certes, inhabituel, mais ce ne sont pas des double bémols, ça ....
A l'inverse, on trouve la même bizarrerie quand on doit noter Mi# ou Si# ...
Et non, ce n'est pas Sibb (
comment noter ça en armature ???) , c'est bien Sib, puisque :
- une gamme mineure harmonique est construite sur le schéma : ton - demi-ton - ton - ton - ton - demi-ton - ton, donc ....
- avec sept bémols à la clé (si-mi-la-ré-sol-do et fa) on arrive bien à ces intervalles, celui en question devant bien être un ton entier donc de Lab à Sib il y a bien un ton entier.
Quant aux doubles-bémols en tant que tels, ils se rencontrent dans toutes les pièces avec au moins un bémol à la clé (
ou même ... sans bémol à la clé ; mais il est clair qu'en choisissant une tonalité avec sept bémols à la clé, les probabilités sont mécaniquement augmentées d'autant ! ) et ce principalement dans le cas où la note immédiatement sous la note gouvernée par le bémol à la clé a été altérée et qu'elle va resservir à l'identique au cours de la mesure.
Puisque l'objectif avoué du solfège est de faciliter la transmission de la musique et son audition par le plus grand nombre grâce à des règles strictes et claires mais aussi simples que possible (
en ramenant par exemple les portées de onze lignes (!) des origines aux cinq que nous connaissons aujourd'hui ), cela permet une simplification d'écriture en limitant le nombre d'accidents à utiliser .... et donc à déchiffrer.
Idem évidemment pour les doubles-dièses (
lesquels, rappelons-le à tout hasard, sont symbolisés par un " x " et non point par " ## " ; de mémoire, mais sans garantie, il me semble qu'il y en a quelques uns dans le fameux "Guitar boogie" d'Arthur Smith ).
A propos, pendant le trajet retour, cet après midi, j'ai pensé (
c'est très propice à la cogitation, la bagnole, je trouve ... ), suite à une ou deux allusions ci-dessus, que ce serait en effet pas mal si les éditeurs de musique pouvaient se mettre d'accord sur UN code de chiffrage unique, par ex. le fait de noter systématiquement "X°" pour un accord de 5- et "X7°" pour un 7° diminué et non pas selon l'inspiration une fois l'un et une fois l'autre ; ça clarifierait pas mal de choses, souvent ....
Ou bien aussi de ne plus accepter le " - " pour remplacer de "m" de "mineur" ! C'est complètement aberrant et un non-sens total puisque ça risque là en plus de créer très fortement une confusion réelle avec le même signe utilisé pour les accords diminués.
Mais quand on voit qu'actuellement déjà les diverses conventions de notation ne sont pas uniformes ..... il reste du chemin à parcourir.
Bon, allez, sur ce il se fait tard, faut que j'y aille, j'ai école.